Wskazówka:
L’automne est arrivé et il n’est pas venu seul. Un peu de fatigue, une petite déprime et une pointe d’anxiété l’ont accompagné. Cela m’arrive chaque année. Quand je vois les premières feuilles dorées tomber du chêne devant notre maison, mon anxiété remonte en flèche. Après avoir vécu la même expérience pendant plusieurs années, je sais maintenant que je vais vivre ma crise d’anxiété automnale : une sensation de nervosité qui part de mon ventre, qui commence la dernière semaine d’août et qui dure pendant quelques semaines en septembre. Anxiété automnale ou blues hivernal ? Ce n’est pas la même chose. Le blues hivernal également appelé « trouble affectif saisonnier » est un mal bien connu, dû principalement au manque de luminosité pendant l’hiver. En automne, il est un peu trop tôt pour en ressentir les effets. On parle donc d’anxiété automnale. 
On se dit anxieux, alors que ce n’est pas dans nos habitudes et on n’arrive pas à connaître l’origine de cette anxiété. On a l’impression d’anticiper quelque chose sur lequel on ne peut pas mettre le doigt. Les feuilles qui tombent et le fait de penser à une fin peuvent souvent nous rendre déprimés ou tristes, mais c’est plutôt sain de ressentir ça. Il ne faut pas rejeter ce sentiment sous prétexte qu’il n’est pas joyeux. En effet, les parfums de l’automne et le bruit du vent dans les feuilles peuvent agir comme un détonateur qui débloque des souvenirs liés à l’enfance. Un chercheur anglais en psychologie, après avoir récolté de nombreuses histoires, a compris que les souvenirs sont un moyen de nous raccrocher à notre entourage. Il affirme que les histoires nostalgiques commencent souvent mal, mais elles tendent à bien se terminer grâce à l’aide de quelqu’un de proche. Ainsi, on finit avec un sentiment renforcé d’appartenance et d’affiliation et l’on devient plus généreux envers les autres. 
À la suite de ses travaux, deux équipes de recherche aux Pays-Bas et en Chine se sont intéressées au fait que la nostalgie ne nous réchauffait pas seulement le cœur mais le corps tout entier. Dans une de ces études, les participants devaient penser à leur passé de manière nostalgique ou non et placer leurs mains dans de l’eau glacée. Ceux qui avaient des pensées nostalgiques ont moins ressenti le froid que les autres. Ce rapport entre l’esprit et le corps pourrait être un mécanisme d’adaptation hérité de nos lointains ancêtres. 
On a aussi démontré que certaines personnes étaient plus enclines que d’autres à se montrer nostalgiques, les jeunes adultes et les personnes âgées par exemple. Ce sentiment s’affirme en effet particulièrement pendant les périodes de transitions. En ce sens, l’automne est le moment parfait. L’année touche bientôt à sa fin. En un rien de temps, décembre et ses fêtes seront là, d’où l’envie de se remémorer l’année mais aussi plus largement de bons souvenirs.
D’après www.huffingtonpost.fr