Wskazówka:
Document no 1 
L’éternuement est sournois. Il est souvent vain de vouloir le réprimer. Que vous soyez à table, au bureau, en famille, entre amis... Vos narines vous chatouillent de plus en plus et soudain, vous éternuez. « À vos souhaits », vous lancera-t-on alors le plus naturellement du monde ! Vous répondrez sans doute un « merci » étouffé, harassé par cette bourrasque inopinée venue de votre poitrine. Si vous éternuiez une seconde fois, on pourrait vous lancer « À vos amours ». À quoi vous pourriez répondre : « Et que les tiennes durent toujours ! » Il n’en fut pas toujours ainsi. Dans l’Antiquité, l’expression d’usage était : « Que Jupiter te conserve. » Éternuer était de bon ou mauvais augure, selon les circonstances. Celles-ci, très aléatoires, pouvaient dépendre par exemple de la position de la Lune ou du moment de la journée. En cas de mauvais augure, user de cette expression permettait de protéger de la malchance par l’invocation d’une divinité. Au contraire, si les circonstances étaient favorables, éternuer était le signe du passage d’un esprit bienveillant. Au Moyen Âge, lors des effroyables épidémies, éternuer était le premier symptôme de la maladie. Dire « À vos souhaits » au potentiel malade était une manière de lui souhaiter la santé et de conjurer un destin funeste. À cette époque-là, il existait aussi un sens spirituel... Et surtout superstitieux. En effet, on a longtemps cru que l’âme résidait à l’intérieur de la tête. Le moindre éternuement risquait alors d’expulser l’âme hors de son refuge ! Prodiguer des vœux servait à conjurer ce mal. Mettre sa main devant sa bouche se révélait aussi bien utile pour garder son âme à l’intérieur de sa tête. La France n’a pas le monopole de l’éternuement. Ni de l’expression qui lui est liée ! Celle-ci se décline en effet dans une multitude de langues étrangères... Et son sens varie parfois sensiblement. Ainsi, les Finlandais ont pour habitude de répondre « Pour la santé » après un éternuement... Car, lorsque nous éternuons, notre cœur cesse de battre pendant une fraction de seconde. L’éternuement est un peu une mort. Revenir à la vie après avoir éternué signifie donc que l’on se porte bien ! 
D’après www.lefigaro.fr
 

Document no 2 
Journaliste : Bonjour à tous, bonjour à toutes. Aujourd’hui, nous accueillons le maître du thriller français, Franck Thilliez qui nous ouvre la boîte noire de son imaginaire. Bonjour Franck ! Alors dites-nous tout : d’où vient cette imagination fertile ? 
Franck Thilliez : Bonjour. À vrai dire, quand j’ai une idée, je passe à peu près un tiers de mon temps consacré à l’écriture à me documenter, c’est ce qui me permet de crédibiliser mon histoire. Les lecteurs de polars sont vraiment friands d’histoires très réalistes et très documentées qui sont au plus proche de la réalité. Je lis beaucoup de manuels de police scientifique, d’histoires policières. Il y a aussi une étape de rencontres avec des spécialistes, des médecins, des policiers. Puis, il y a tous les outils qu’on a autour de soi. Moi, j’utilise beaucoup Internet parce que c’est une source infinie de documents. 
Journaliste : Et le personnage principal ? Il est important qu’il y ait un lien qui se crée très fort et très rapidement entre lui et le lecteur. Comment rendre un personnage sympathique ? 
Franck Thilliez : En général, on est empathique avec les personnages qui nous ressemblent, qui sont proches de nous, qui pourraient être nos amis, nos voisins. Et donc, c’est important que de manière générale, les héros soient des gens qu’on pourrait croiser dans la vie de tous les jours. Les personnages de papier existent dans la tête des lecteurs et ça, c’est un phénomène assez incroyable. 
Journaliste : Et comment fait-on monter la pression ? 
Franck Thilliez : Il faut donner envie au lecteur de tourner les pages sans jamais s’arrêter. Par exemple, vous êtes à la fin d’un chapitre, vous avez envie de connaître la suite. Et moi, en tant qu’auteur, j’arrête le chapitre et je passe à un autre point de vue sur un autre pan de l’histoire. Ce qui fait que le lecteur, en fait, va avoir envie de tourner les pages pour découvrir la suite. 
Journaliste : C’est vrai, on ressent aussitôt l’envie de savoir ce qui se passe. 
Franck Thilliez : Voilà ! Et après, il y a une autre arme très puissante que nous, les romanciers, possédons, c’est ce qu’on appelle l’ironie dramatique. L’auteur et le lecteur savent ce qui va se passer et le personnage principal, lui, n’est pas du tout au courant. C’est un procédé qui génère de l’angoisse, du suspense. En combinant ces différentes techniques, vous allez pouvoir créer un roman qu’on n’aura pas du tout envie de lâcher. En général, les gens qui lisent les livres le font très rapidement parce qu’il y a toute cette mécanique qui se met en place, qui fait que jusqu’au bout de la nuit, on avance dans sa lecture sans pouvoir s’arrêter. 
D’après www.dictionnaire.lerobert.com